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La flagellation

Textes de saint Josémaria sur le second mystère douloureux du saint Rosaire. « Seigneur, avec ton aide, je lutterai pour ne pas m'arrêter, je répondrai fidèlement à tes invitations sans crainte des pentes abruptes, ni de la monotonie apparente du travail habituel »

EVANGILE DE SAINT JEAN

Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde; si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs, mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas. » Pilate lui dit : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit  :» Pour moi, je ne trouve aucun crime en lui. Mais c'est la coutume qu'à la fête de Pâque je vous délivre quelqu'un. Voulez-vous que je vous délivre le roi des Juifs ? » Alors tous crièrent de nouveau : « Non, pas lui, mais Barabbas. » Or, Barabbas était un brigand. Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller.

Jn 18, 36-40 et 19, 1 TEXTES DE SAINT JOSEMARIA

Pilate parle : C'est votre coutume que je vous relâche un prisonnier à Pâques. Qui allons-nous libérer, Barabbas — un bandit emprisonné avec d'autres pour meurtre — ou Jésus ? (Mt 27, 17). — A mort cet homme et relâche-nous Barabbas, crie la foule, poussée par ses grands prêtres (Lc 23, 18).

Pilate parle de nouveau : Que ferai-je donc de Jésus que l'on appelle Christ ? (Mt 27, 22). — Crucifige eum  ! — Crucifie-le  ! (Mc 15, 14).

Pour la troisième fois, Pilate leur dit : Quel mal a donc fait cet homme  ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort (Lc 23, 22).

La clameur de la foule se fait plus forte : crucifie-le, crucifie-le ! (Mc 15,14).

Et Pilate, voulant contenter la populace, leur relâche Barabbas et ordonne de flageller Jésus.

Il est lié à la colonne ; couvert de blessures.

Les coups de lanière claquent sur sa chair déchirée, sur sa chair sans tache qui souffre pour ta chair pécheresse. — Davantage de coups. Davantage de fureur. Davantage encore... C'est le comble de la cruauté humaine.

Finalement, épuisés, ils détachent Jésus. — Et le corps du Christ succombe à son tour à la douleur et s'écroule comme une masse, brisé, à demi-mort.

Toi et moi, nous sommes incapables de parler. — Les mots sont inutiles.  — Regarde-le, regarde-le... lentement.

Après cela... pourras-tu jamais craindre l'expiation ?

Saint Rosaire, 2ème mystère douloureux

Jésus s'est : livré Lui-même, s'offrant en holocauste par amour. Et toi, disciple du Christ; toi, fils préféré de Dieu; toi, qui as été acheté au prix de la Croix; toi aussi tu dois être prêt à te nier toi-même. C'est pourquoi, quelles que soient les circonstances concrètes que nous traversons, ni toi ni moi nous ne pouvons nous comporter de façon égoïste, embourgeoisée, confortable, dissipée... et, pardonne ma sincérité, imbécile  ! Si tu recherches l'estime des hommes, si tu désires être bien considéré ou apprécié, et si tu ne cherches qu'à mener une vie confortable, tu t'es égaré sur ta route... Dans le cité des saints, seuls peuvent entrer, se reposer et régner avec le Roi pour l'éternité ceux qui ont parcouru la voie dure, resserrée et étroite des tribulations.

Il faut que tu te décides volontairement à porter la Croix. Sinon tu diras en paroles que tu imites le Christ, mais tes actions le démentiront; et tu ne pourras pas entrer dans l'intimité du Maître, ni L'aimer vraiment. Il est urgent que nous autres chrétiens, nous soyons bien convaincus de cette réalité : nous ne suivons pas de près le Seigneur quand nous ne savons pas nous priver spontanément de toutes les choses que réclament le caprice, la vanité, le plaisir, l'intérêt... Pas une seule journée ne doit s'écouler sans que tu l'aies assaisonnée de la grâce et du sel de la mortification. Et repousse l'idée que tu en seras malheureux. Quel pauvre bonheur que le tien, si tu n'apprenais pas à te vaincre toi-même, si tu te laissais écraser et dominer par tes passions et tes velléités, au lieu de prendre ta croix courageusement.

Amis de Dieu, 129

Qu'importe de trébucher si nous trouvons dans la douleur de la chute l'énergie qui nous aide à nous relever et nous pousse à continuer avec un courage renouvelé. N'oubliez pas que le saint n'est pas celui qui ne tombe jamais mais celui qui se relève toujours, humblement et avec une sainte opiniâtreté. S'il est écrit au livre des Proverbes que le juste tombe sept fois par jour, toi et moi, pauvres créatures, nous ne devons pas nous étonner ni nous décourager devant nos misères personnelles, devant nos faux pas. Nous continuerons toujours plus avant si nous cherchons la force d'âme auprès de Celui qui nous a promis  : Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai. Merci, Seigneur, quia tu es, Deus, fortitudo mea, car Tu as toujours été, Toi, et Toi seul, mon Dieu, ma force, mon refuge, mon appui.

Sois humble, si tu veux vraiment progresser dans la vie intérieure. Aie recours avec constance, avec confiance à l'aide du Seigneur et de sa Mère bénie, qui est aussi ta Mère. Avec sérénité, tranquillement, si douloureuse que soit la blessure encore ouverte de ta dernière chute, étreins une fois encore la croix et dis : Seigneur, avec ton aide, je lutterai pour ne pas m'arrêter, je répondrai fidèlement à tes invitations sans crainte des pentes abruptes, ni de la monotonie apparente du travail habituel, ni des chardons et des cailloux du chemin. J'ai la certitude que ta miséricorde m'assiste et qu'à la fin je trouverai le bonheur éternel, la joie et l'amour pour les siècles sans fin.

Amis de Dieu, 131