
Micro entreprises au Kenya
Wangari, mariée, a deux enfants, elle habite Matharé, bidonville de la commune de Ngong. Sa mère, aveugle, fut abandonnée par son mari et éleva toute seule ses enfants.
02/07/2010
josemariaescriva.info
En 2003, inspiré par le message de saint Josémaria, le projet Formateurs de formateurs vit le jour au Kenya. TOT (Training of Trainers) s’adresse aux femmes qui visent à devenir propriétaires de leur micro entreprise.
Les cours sont faits par des étudiantes en sciences économiques ou en création d’entreprises.
Depuis la mise en route de TOT, 1297 femmes ont profité de ce programme. La plupart a entre 25 et 50 ans, d’autres ont plus de 60. Ce sont des grands-mères qui ont pris en charge leurs petits enfants orphelins, leurs parents étant morts du SIDA. Elles ont besoin de se remettre au travail.
De 4000 à 30.000 KSh par mois et des comptes bien tenus
Priscilla est une personne âgée de Kamirithu. Avant son inscription au programme TOT, elle vendait de vieux vêtements au marché de Limuru, deux jours par semaine. Elle n’avait aucune idée du commerce et exposait des vêtements sales et fripés, entassés, par terre. Après sa formation, elle décida d’ouvrir une boutique à Kamirithu, son village, avec des résultats excellents.
Priscilla a ouvert une boutique à Kamirithu, son village
Des étudiantes avec esprit de service
À la base du projet TOT, Training of Trainers, il y a une idée de saint Josémaria Escriva de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei.
« Il faut que l’université forme les étudiants pour qu’ils aient un esprit de service : service à la société, en promouvant le bien commun grâce à leur travail professionnel et leur action civique.
Le projet TOT est inspiré du message de saint Josémaria
Ce sont des étudiantes en école de commerce et en sciences économiques qui pilotent ce projet.
Susan Kinyua, la directrice du programme, leur explique quelle est la situation des femmes de cette zone et l’objectif de cette formation. Elles ont alors des cours sur le développement et les acquis à viser. Les étudiantes sont sur le terrain : elles rencontrent, chez elles, les femmes qui se sont inscrites au programme et leur demandent de remplir un questionnaire.
1297 femmes ont profité de cette structure depuis que le programme TOT a commencé
Les étudiantes deviennent les conseillères de ces femmes durant 6 mois. Elles sont là pour les aider à résoudre leurs problèmes, pour étudier leurs initiatives et voir quel est l’intérêt futur de l’entreprise projetée.
Finalement, la Fondation Kianda les met en rapport avec des programmes de micro-crédit et les aide à obtenir des prêts qui leur permettent de tout mettre en place.
Électricité, plomberie et plans d’investissement
Wangari, mariée, a deux enfants, elle habite Matharé, bidonville de la commune de Ngong.. Sa mère, aveugle, fut abandonnée par son père et éleva toute seule ses enfants. En 2008, Wangari connut la Fondation Kianda grâce au projet TOT. Dès qu’elle acheva cette formation, son mari, menuisier, construisit un local en tôle (mabati) où il installa un petit salon de coiffure. On lui accorda un prêt de 16.000 KSh (à peu près 160 euros) pour qu’elle raccorde son foyer et son salon au réseau électrique. Puis elle acheta un séchoir pour ses coiffures originales et elle étudia de nouvelles techniques très appréciées. Elle a désormais des ressources suffisantes pour faire tourner la famille, acheter la nourriture, les habits et couvrir tous les besoins du foyer.
Chez elle, tout est plus beau. Elle veut acheter une cuisinière à gaz. Son mari, encouragé par cette réussite, a installé une menuiserie avec deux amis. Elle a ouvert un compte épargne à la banque et cherche à obtenir un autre prêt pour améliorer son affaire.
Une profession et un niveau social
Le Saint-Père Benoît XVI
Le pape Benoît a très souvent parlé du besoin d’une solidarité concrète:
"Il y aura toujours des situations de nécessité matérielle, pour lesquelles une aide est indispensable, dans le sens d’un amour concret pour le prochain.[…] Le développement d’un pareil engagement représente pour les jeunes une école de vie qui éduque à la solidarité, à la disponibilité, en vue de donner non pas simplement quelque chose, mais de se donner soi-même (Deus Caritas est, 25 décembre 2005, n. 28-30).
Les étudiantes qui se sont engagées dans cette structure ont appris à travailler dans leur secteur, à mettre le temps à profit, à être assidues au travail, et responsables dans leur engagement. Elles savent désormais que leur métier d’économiste ou de gestionnaire a une projection sociale et elles comptent bien en faire un instrument d’entraide et d’aide au développement de la communauté dans les entreprises où elles travailleront dans le futur.
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07/09/2010

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