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CULTIVER LA FOI
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L’Incarnation

C’est la démonstration par excellence de l’Amour de Dieu pour les hommes, la Deuxième Personne de la Très Sainte Trinité – Dieu – assumant la nature humaine dans l’unité de sa personne.

18/06/2010

1. L’œuvre de l’Incarnation

L’assomption de la nature humaine de la part de la Personne du Verbe est l’œuvre des trois Personnes divines. L’Incarnation de Dieu est l’Incarnation du Fils, non pas du Père, ni de l’Esprit Saint. Nonobstant, l’Incarnation fut l’œuvre de toute la Trinité. Pour cela, dans la Sainte Écriture, on l’attribue parfois à Dieu le Père (Hb 10, 5 ; Ga 4, 4) aussi bien qu’au Fils (Ph 2, 7) et au Saint Esprit (Lc 1, 35 ; Mt 1, 20). Ainsi est souligné que l’œuvre de l’Incarnation est un seul acte commun aux trois Personnes divines. Saint Augustin expliquait que « le fait que Marie ait conçu et mis au monde est l’œuvre de la Trinité, étant donné que les œuvres de la Trinité sont inséparables »[1]. Il s’agit en effet d’une action divine ad extra, dont les effets sont hors de Dieu, dans les créatures. Ils sont l’oeuvre des trois Personnes conjointement, puisqu’il n’y a qu’un seul et unique Être divin et que celui-ci s’identifie à son pouvoir (cf. Catéchisme, 258).
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L’Incarnation du Verbe n’affecte pas la liberté divine, car Dieu pouvait décider que le Verbe ne s’incarne pas, ou que cela soit une autre Personne divine qui s’incarne. Pourtant, dire que Dieu est infiniment libre ne signifie pas que ses décisions soient arbitraires ou nier que l’amour soit la raison de son agir. C’est pourquoi les théologiens cherchent les raisons de convenance pouvant se deviner derrière les décisions divines, telles qu’elles se manifestent dans l’actuelle économie du salut. Ils ne cherchent qu’à mettre en exergue la merveilleuse sagesse et cohérence de toute oeuvre divine, non pas une éventuelle nécessité en Dieu.

2. La Vierge Marie, Mère de Dieu

La Vierge Marie a été de toute éternité prédestinée à devenir la Mère de Dieu à l’Incarnation du Verbe : « Dans le Mystère du Christ, Marie est présente dès avant la création du monde comme celle que le Père a choisie comme Mère de son Fils dans l’Incarnation, et avec le Père c’est le Fils qui l’a choisie, la confiant éternellement à l’Esprit de sainteté »[2]. L’élection divine respecte la liberté de Marie, car « le Père des miséricordes a voulu que l’Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée, en sorte que, une femme ayant contribué à l’œuvre de mort, de même une femme contribuât aussi à la vie (LG 56 ; cf. 61) » (Catéchisme, 488).

Pour cela, depuis la plus haute antiquité, les Pères de l’Église ont vu en Marie la nouvelle Ève.

« Pour être la Mère du Sauveur, Marie " fut pourvue par Dieu de dons à la mesure d’une si grande tâche " (LG 56) » (Catéchisme, 490). L’ange Gabriel, au moment de l’Annonciation, la salue comme « pleine de grâce » (Lc 1, 28). Dès avant l’Incarnation du Verbe, Marie était déjà, par sa réponse aux dons divins, pleine de grâce. La grâce reçue par Marie la rend agréable à Dieu et la prépare à être la Mère virginale du Sauveur. Totalement possédée par la grâce de Dieu, elle peut donner son libre consentement à l’annonce de sa vocation (cf. Catéchisme, 490). « Ainsi, donnant à la parole de Dieu son consentement, Marie devint Mère de Jésus et, épousant de tout cœur, sans que nul péché la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce de Dieu, au mystère de la Rédemption (cf. LG 56) » (Catéchisme, 494).

La suite de l'étude est à télécharger (fichier au format PDF)

Les autres paragraphes développés sont les suivants : 

3. Figures et prophéties de l’Incarnation
4. Les noms du Christ
5. Le Christ est l’unique Médiateur parfait entre Dieu et les hommes. Il est Maître, Prêtre et Roi.
6. Toute la vie du Christ est rédemptrice

[1] Saint Augustin, De Trinitate, 2, 5, 9; cf. Concile du Latran IV: DS 801.

[2] Jean Paul II, enc. Redemptoris Mater, 25-III-1987, 8; cf. Pie IX, bulle Ineffabilis Deus; Pie XII, bulle Munificentissimus Deus, AAS 42(1950)9768; Paul VI, exh. ap. Marialis cultus, 25; CIC, 488.

 


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