
Une école pour les réfugiés des collines de Phop Phra
Des étudiants de Singapour se sont rendus en Thaïlande pour reconstruire une école dans les collines de Phop Phra. C’est là, en pleine forêt vierge, que s’est réfugié un groupe de Karen, persécutés par le régime de leur pays.
25/10/2007
Luke dirige un jeu en anglais
Nous allions vers les collines de Phop Phra, pour rejoindre un camp de travail organisé par la East Asian Education Limited (Singapour). Notre objectif était de reconstruire la Saint Peter School, école en ruines, qui devait accueillir une centaine d’enfants birmans réfugiés dans cette forêt.
« Les étudiants sont tenus d’être responsables, d’avoir une saine inquiétude pour les problèmes des autres et un esprit généreux qui les pousse à y faire face et à tâcher de trouver la meilleur solution. » Ces propos de saint Josémaria ont encouragé le groupe de nos étudiants qui ont consacré à ces réfugiés le meilleur de leurs vacances.
Aussi avons-nous mis en marche notre collaboration. Avant de partir, avec l’aide financière d’un bon nombre de personnes qui ont très généreusement collaboré, nous avons préparé beaucoup de matériel, des livres, des crayons, du papier. Nous avons aussi un peu appris le thaïlandais.
Les étudiants de Singapour construisent un mur
Première tâche : niveler le sol
Voici le récit de Kannan sur son journal de bord :
« Un petit hameau et une école en ruines. À la descente de la voiture qui nous a conduits à Phop Phra sur un chemin de terre, j’étais un peu stressé en prenant conscience de notre engagement.
Dans une Babel linguistique, les guides nous ont présenté les enfants sur le bord d’un ruisseau qui coulait derrière l’école. Le directeur et seul maître d’école nous a rejoints avec son épouse et ses enfants.
Le matin, de bonne heure, nous avons commencé à niveler le sol et, très vite, un groupe de parents est venu spontanément nous rejoindre. »
Sean passe un seau de ciment à l’un des enfants qui a collaboré avce le groupe
« Ils sont pauvres, ô combien, mais que de joie et de générosité ! Gens de la ville, le travail était épuisant pour nous, cependant les gosses semblaient avoir une énergie increvable. Ils déplaçaient des briques, des seaux de ciment avec le sourire et s’efforçaient de retenir nos prénoms. Luke, professeur de Physique à Singapour, directeur de notre groupe, constatait : On ne peut rien leur refuser. »
Au bout de quelques jours le bâtiment avait pris forme. Nous avons dressé des murs de briques, fixé des plafonds, placé les portes des classes, peint et repeint. Nous étions épuisés mais très heureux. Les gens du village étaient devenus des membres de notre famille. »
Shawn ajoute : « En quittant mes nouveaux amis et les enfants, j’étais tout penaud. Je leur suis désormais attaché et quelque chose me dit que je dois revenir. »
Outre la construction de l’école, nous avons organisé beaucoup de jeux avec les enfants du village
À Saint Peter’s, dans les collines de Phop Phra, nous avons appris non seulement à construire une école mais aussi quelque chose de plus important.
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SAINT JOSEMARIA
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10/09/2010

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