
70ème anniversaire du pèlerinage à Sonsoles
L’historien Andres Vasquez de Prada raconte dans l’un de ses ouvrages comment s’est déroulé le pèlerinage que saint Josémaria a fait au sanctuaire marial de Sonsoles, près d’Avila, en Espagne.
05/05/2005
« Or, comme la fin de l’année universitaire approchait, voyant qu’il y avait à Ferraz une bonne pépinière de jeunes gens, dont il attendait des vocations et des résidents pour l’année suivante, Josémaria reprit l’idée de Ricardo. Il voulait lui aussi remercier Notre Dame, d’une manière un peu exceptionnelle, pour les faveurs qu’il avait reçues d’elle pendant cette année universitaire. Il se rendrait donc au sanctuaire de Notre-Dame de Sonsoles, le 2 mai, en compagnie de Ricardo et de José Maria Gonzalez Barredo.
Une fois la sortie à Sonsoles décidée, j’ai voulu célébrer la sainte Messe à DYA avant de prendre la route d’Avila. Pendant la messe, lors du memento*, avec une intensité toute particulière, plus forte que si cela venait de moi, j’ai demandé à notre Jésus d’accroître en nous, dans l’Œuvre, l’amour de Marie, et que cet amour se traduise dans les faits. Une fois dans le train, et sans le vouloir, j’ai pensé à la même chose : Notre Dame, certainement, est contente de notre tendresse, cristallisée en des coutumes virilement mariales : son image, toujours sur les nôtres ; la salutation filiale en entrant et en sortant d’une pièce ; les pauvres de la Sainte Vierge ; la quête du samedi ; Omnes… ad Jesum per Mariam** ; le Christ, Marie, le pape... Mais il manquait encore quelque chose pour le mois de mai. C’est alors que j’ai entrevu ce que serait le “ pèlerinage du mois de mai ”, comme une coutume qui doit s’implanter, qui s’est implantée, dans l’Œuvre.
Sans entrer dans l’enceinte fortifiée d’Avila, ils firent route directement vers la chapelle de Sonsoles. De loin, ils pouvaient apercevoir le sanctuaire en haut de la colline. Ils récitèrent un chapelet en montant, un autre à l’intérieur, devant la statue de la Vierge, au milieu des ex-voto et des offrandes, et la troisième partie des mystères, en revenant à la gare d’Avila. Josémaria tira parti de ce pèlerinage pour faire méditer ses fils sur la persévérance :
En souvenir de ce pèlerinage, Josémaria gardait dans une cassette une poignée d’épis de blé, symbole d’espérance en la fécondité apostolique du mois de mai.»
(Andrés Vazquez de Prada, Le fondateur de l’Opus Dei, Vie de Josémaria Escriva, vol. 1, « Seigneur, que je voie ! », chapitre 8., Le Laurier, Paris, 2001).
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10/09/2010

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